Body-Painting de C., au Club du Soleil de l’Essonne

Un body-Painting au Club du Soleil de l’Essonne du collectif Symbiose.

J’ai peint C., une naturiste qui préfère garder l’anonymat. Vous ne connaitrez donc pas son nom ni son visage, mais faisons un peu connaissance avec sa peau 🙂 (platoniquement bien entendu).

Les photos vont nous permettre de vivre le « making-of » de ce body-painting. Nous étions un dimanche, temps correct pour un mois de septembre (fin septembre qui plus est). Le photographe Adrien S. n’avait pas pu rester : de fait, les photographies seront moins belles que les précédentes, n’étant équipés que de petit matériel, et n’étant pas bien entendu des photographes professionnels.

Comment se déroule un body-painting ? Tout dépend lequel. Il en existe de nombreuses sortes. Mais voici comment se déroule un des miens.

Tout d’abord, le choix de la partie du corps. C. a la peau du ventre ferme et lisse, ce qui est un avantage. De plus, cette partie, lorsque le corps est allongé, est un peu en bosse (comme pour nombre d’entre nous 🙂 ) ce qui permet de faire un relief intéressant.

Vient ensuite le choix du motif. Je passe toujours un moment à observer le corps et à y tracer des lignes imaginaires, testant différents types de dessins sans les appliquer encore. La petite rondeur du ventre me donne l’idée d’un tourbillon. Je le « dessine » plusieurs fois de mes doigts afin de bien l’évaluer, car je souhaite faire une spirale constituée de différentes formes déstructurées, ce qui rend la tâche plus complexe. C’est décidé : la forme tournera autour du nombril et s’achèvera sur la jambe gauche.

Premier tracé, avec un posca noir. Certains traits sont légèrement moins marqués que d’autres, ce qui n’est pas important puisqu’ils seront tous repassés ensuite (vous comprendrez pourquoi au fur et à mesure des clichés). À ce stade, je me concentre davantage sur l’harmonie des formes que la pression du marquage.

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Fin du tracé. Je réfléchis aux couleurs, en teste plusieurs… je remarque que le doré rend assez bien sur la peau de C. J’en suis étonné : généralement, le doré rend bien sur les peaux de gens noirs et de métisses, ou bien de peaux vraiment très bronzées. Bien que d’une peau relativement claire, le doré est d’un très bel effet sur C. Parfait ! Je commence donc le remplissage des formes, en m’imposant cette contrainte classique : que chaque couleur touche une autre couleur que la sienne.

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( Autrement dit : pas deux formes dorées qui se touchent ou se suivent, mais par exemple : une forme dorée touchant une forme argentée, qui elle-même touche une forme dorée, et ainsi de suite)

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Au cours du body-painting, de petites pauses fréquentes sont faites :
. Tout d’abord pour mettre chaque feutre d’attaque (le secouer, appuyer la pointe contre ma propre peau pour faire venir la couleur, me passer un rapide trait sur le bras ou la jambe afin de vérifier que le tracé est correct).
. Ensuite pour regarder l’ensemble du body-painting et vérifier l’équilibre des couleurs. Il ne s’agit pas seulement d’alterner les couleurs mécaniquement, il s’agit de faire un ensemble qui soit le plus esthétique possible.

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Je reste sur 3 couleurs : doré, argenté, rouge vif. Notez que les traits noirs, du fait du remplissage, deviennent davantage brouillons, moins précis.

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Une fois que les couleurs sont achevées, je repasse tous les traits noirs pour les rendre plus « cleans ».

Fin du body-painting.

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Quelques poses, quelques clichés dans la nature, tout en préservant l’anonymat de C. On recherche le cadre naturel : terre, bois, roche… Nos photos sont correctes, sans avoir la qualité des premiers clichés faits par Adrien S. Ah, Adrien tu n’avais qu’à être là ! 🙂 Avec davantage de matériel, le grain aurait été mieux ainsi que la lumière, mais surtout le doré et l’argenté auraient pu ressortir davantage (en photos, ce sont des couleurs qui « en jettent », mais qui ne sont pas évidentes à bien rendre).

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Quelques gros plans sur l’évolution : tracé, coloriage, puis second tracé.

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Temps total : environ 1H30, sans compter les poses pour les photographies. C. s’est étonnée elle-même d’une telle patience ! Elle est restée au soleil tout du  long, mais celui-ci ne chauffait pas assez fort pour que cela lui fasse des marques.

Merci au modèle C., merci à Thierry et Delphine pour leurs photos, merci au club du soleil de l’Essonne pour son accueil chaleureux.

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