Coup de gueule 1 – Cap d’Agde : des enfants près d’une boutique SM (!?)

Lorsqu’on séjourne au cap d’Agde, même si ce n’est pas pour des raisons libertines, difficile de ne pas faire quelques tours pour sonder l’atmosphère… Et se rendre compte par soi même de ce dont on parle dans les médias depuis des années.

Dans la zone dite « naturiste », en réalité la zone libertine, on croise assez peu d’enfants. Logique… Mais on en croise bel et bien, et plutôt régulièrement. Plus les heures sont tardives moins il y en a. Plus la nuit se fait, plus les tenues sont chaudes… même si les signes ostentatoires de libertinage sont visibles H 24, des looks aux affiches et flyers, en passant par les bars et boutiques. À partir d’une certaine heure, il n’y a plus que des adultes. Ceci dit, le soir, alors que la température commence déjà à monter, on aperçoit encore quelques enfants se baladant avec leurs parents ou dînant au restaurant.

En fait, nous avons là les deux éléments qui font toute la particularité du cap :

1 . Un libertinage totalement assumé, sans doute le plus assumé du pays. On peut se balader en tenue SM, nu, en string, avec des piercings sexuels ou des vêtements difficiles à décrire. Rien ne choque, au contraire plus c’est vulgaire et outrancier plus c’est apprécié. On est très peu dans le libertinage sexy et glamour, bien davantage dans une forme de pornographie. Il est curieux, au passage, de voir les femmes les plus grosses porter les vêtements les plus déshabillés, et les quelques (rares) jolies jeunes filles s’en tenir à la classique robe moulante de soirée. Simple petite réflexion personnelle en passant… après tout ces adultes ont l’air bien dans leur peau et heureuses d’être ici, tant mieux pour elles.

2 . Une zone chaude accessible à tous, quel que soit l’âge. Là encore sans doute le seul lieu de France à le permettre, les autres endroits hards ne laissant entrer que les majeurs. Certes, je ne doute pas qu’aucun enfant ne pourrait entrer dans un des cubs hard du cap d’Agde (club privé libertin, sauna-rencontres, boîte…). Mais au cap, il n’est pas nécessaire d’aller vers le chaud : c’est le chaud qui vient à nous car il est absolument partout.

Le jour de mon arrivée, une anecdote m’a mis d’emblée mal à l’aise.

Un point central du cap d’Agde est un bâtiment rond, avec une partie couverte et une non-couverte. La partie couverte est un couloir parsemé de commerces, notamment des bars et restos. La partie découverte est une petite piscine centrale avec terrasses. On se baigne au centre, avec les gens tout autour de soi en train de boire leur verre (dans l’absolu pourquoi pas, d’ailleurs j’y ai fait un plongeon vers la fin du wek-end). Nous installant à une terrasse avec les membres de la rencontre (voir article précédent), on prend un verre et on fait connaissance. Une maman arrive à quelques mètres de nous avec ses deux filles, qui devaient avoir entre 6 et 9 ans. Un instant, mon cerveau bug et je me demande si cette femme sait où elle se trouve, et quels commerces sont juste à côté d’elles.

Le soleil est au rendez-vous, la piscine est trop tentante : les deux petites retirent leurs robes (unique vêtement qu’elles portent) puis s’amusent dans l’eau un bon moment, tout en remontant régulièrement pour marcher sur le bord. Nous étions dans un lieu dit « naturiste » (en réalité : un lieu où la nudité, entre autres, est autorisée), et elles ne faisaient rien de mal. Tout autour, des adultes habillés boivent et mangent, avec pleine vue sur la piscine. Nous nous serions trouvés dans un vrai endroit naturiste que la scène aurait été parfaitement banale, et je ne l’aurais même pas retenue. Seulement voilà, nous étions là où nous étions : à quelques mètres à peine de deux fillettes nues jouant ensemble se trouvait :

. Un sauna libertin

. Un magasin vendant des préservatifs, sextoys et autres joyeusetés

. Une boutique S.M. présentant de véritables reproductions d’instruments de torture (si)

J’en passe quelques-uns…

Et quand je dis quelques mètres, en zoomant sur Google Images on voit qu’il s’agit vraiment de quelques tout petits mètres… de cinq et dix mètres à tout casser. Pour tout dire, accéder à la piscine rend quasi obligatoire un passage devant un lieu libertin (qu’il s’agisse d’un club ou d’un magasin).

D’autant que le supermarché alimentaire également ici.

D’autant que chaque lieu où on peut manger ou boire un verre est truffé de publicités libertines (affiches, dessins au mur ou au plafond, pub sur le cendrier…).

À mon sens, deux enfants nues se trouvant à quelques mètres d’une cravache, d’un pénis en plastique et d’un lubrifiant ne devrait absolument pas être toléré.

Hélas, ce n’était que le début…

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